
Les FIP offrent des avantages fiscaux spécifiques. Comme pour tous les dispositifs incitatifs sur le plan fiscal, l'Etat fixe en contrepartie des règles et impose des contraintes que l'investisseur n'aurait pas acceptées s'il n'avait pas un avantage fiscal à la clé.
La contrepartie du régime fiscal favorable est d'investir dans des actifs éligibles et risqués, répondant à des critères prévus par la réglementation, sur une durée minimum.
Les FIP sont majoritairement investis dans le capital de sociétés de proximité non cotées. Le risque de défaillance de ces sociétés existe.
Remarque : le niveau de risque est variable en fonction des choix effectués par la société de gestion, et de la manière dont est gérée la partie libre de 30% : prudente ou dynamique, en actions, obligations, monétaire, immobilier, non coté ...
La durée de conservation de 5 ans minimum prévue par le législateur est trop courte pour permettre une gestion efficace d'un portefeuille composé de sociétés non cotées. La plupart des FIP prévoient une durée de blocage de 6, 7 ou 8 ans, et une possibilité de report d'une ou 2 années supplémentaires si les conditions de marché le justifient.
L'investisseur en non coté a par ailleurs tout intérêt à attendre la dissolution du fonds (généralement 8 à 10 ans après sa création) pour percevoir la totalité des plus-values réalisables sur la partie non cotée.
Nous vous conseillons donc de n'y consacrer que des sommes dont vous n'aurez pas besoin d'ici l'échéance.
Si le montant de votre investissement en FIP réalisé au titre d'une année fiscale ouvre droit à une réduction d'impôt qui dépasse le montant de votre impôt sur le revenu, vous ne pouvez pas utiliser le droit à réduction d'impôt excédentaire.
Vous ne pouvez pas non plus le reporter sur l'année suivante.
Les plus-values éventuelles réalisées lors des remboursements et dissolutions des FIP sont assujetties aux prélèvements sociaux de 17,2%.
Le ratio de 70% minimum du portefeuille investi en valeurs éligibles au FIP doit être atteint dans un délai maximum de 30 mois suivant la constitution du fonds, avec un premier seuil de 35% à atteindre dans les 15 mois suivant la constitution.
Ce calendrier d'investissement s'applique depuis le 1er janvier 2014 et l'administration fiscale a précisé les modalités d'application de cette nouvelle règle dans un rescrit daté du 6 avril 2010. Auparavant, les ratios d'investissements devaient être atteints dans un délai maximum de 2 ans, et il n'existait pas de ratios à atteindre à des dates intermédiaires.
Ce délai d'investissement imposé par la réglementation est généralement considéré comme une contrainte assez forte pour les investisseurs en non coté qui ont besoin de temps pour étudier et sélectionner les participations.
En cas de non respect de cette contrainte, l'avantage fiscal peut-être remis en cause, avec une obligation de remboursement de l'économie d'impôt par l'ensemble des souscripteurs du fonds qui ne respecterait pas le délai légal d'investissement, et la société de gestion serait soumise à des amendes.
Afin de limiter ce risque, il est possible de se constituer un portefeuille diversifié sur plusieurs fonds aupr ès de différentes sociétés de gestion. Il est également préférable de privilégier des sociétés de gestion expérimentées qui disposent d'un volant d'affaires important, capables de mettre en œuvre rapidement les investissements, sans faire de compromis sur la qualité des dossiers sélectionnés.
Le métier d'investisseur en capital demande davantage de ressources que le métier de gérant d'OPCVM. La recherche et l'étude de dossiers, la rencontre des dirigeants, la vérification des informations et la participation active à la vie de l'entreprise, puis à la cession ou à son introduction en bourse, expliquent des coûts de fonctionnement plus élevés que les OPCVM investis en valeurs cotées.
L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) appelle l'attention des souscripteurs sur les risques spécifiques qui s'attachent aux FIP (Fonds d'Investissement de Proximité).
Lors de votre investissement, vous devez tenir compte des éléments suivants :