
Une holding est une société qui détient des participations dans d'autres sociétés (appelées filiales).
La création d’une holding peut répondre à différents objectifs : la gestion des actifs, le rachat ou la consolidation d’entreprises, la planification fiscale, la réduction des risques, la facilitation de la gestion familiale des entreprises ou encore transmission à titre onéreux ou à titre gratuit d’une entreprise, etc.).
S'agissant des opérations de refinancement avec effet de leviers, elles consistent à mettre en place un groupe de sociétés composé :
La holding permet d'optimiser l'aspect financier grâce au recours à l’emprunt :
La holding permet de détenir le contrôle d'une filiale sans être majoritaire dans cette filiale : il suffit d'être majoritaire dans la holding. Il s'agit d'un effet démultiplicateur qui permet de dissocier l'avoir (la propriété) et le pouvoir (le contrôle).
L'associé d'une société à l'IS est souvent amené à créer une holding de reprise :
Les opérations de LBO et OBO consistent à acheter des titres d'une filiale (cible) :
Le Leveraged buy-out (LBO) et l'Owner buy-out (OBO) sont donc des opérations d'achat à crédit à la différence près que dans le LBO, le dirigeant cède totalement ses titres alors que dans le OBO, le dirigeant cède qu'une partie de ses titres.
Très proche de l’opération dite de Leverage Buy Out, l’OBO correspond à une opération qui permet à un dirigeant actionnaire de créer une Holding qui rachètera sa propre entreprise via un endettement bancaire.
Le principe de la vente à soi-même est décliné sous différentes formes comme l’OBO Immobilier ou encore l’OBO sur un fonds de commerce d’une profession libérale.
En pratique, l'OBO se matérialise par la constitution par un dirigeant d'une société holding qui s'endette afin d'acquérir les titres d'une entreprise (filiale) qu'il détient lui-même.
Le financement peut être obtenu via un prêt bancaire, mais il est également possible d'envisager une ventilation entre un emprunt et un apport en compte courant d'associé ou en capital.
S'agissant l'emprunt contracté par la holding, celui-ci est remboursé grâce aux distributions provenant de la filiale (la filiale doit donc être rentable et peu endettée : le choix de la cible est déterminant) et les intérêts d'emprunt sont déductibles dans la holding (sauf opération d'OBO puisque, s'agissant d'une vente à soi-même, la déduction des charges financières est limitée).
Les opérations d'OBO ont plusieurs intérêts :
Ce type d'opérations connaît néanmoins certaines limites :
L'OBO est une stratégie patrimoniale personnalisée, complexe et parfois laborieuse, mais qui offre souvent de nombreux avantages.
Il est crucial d'évaluer attentivement tous les impacts d'une telle opération sur votre patrimoine, tels que la fiscalité, les plus-values et l'intérêt de créer une nouvelle structure pour gérer les actifs.
Il est recommandé de faire appel à une équipe pluridisciplinaire compétente pour vous accompagner dans cette démarche.
De nombreux chefs d'entreprise souhaitent léguer ou transmettre leur entreprise à l'un de leurs enfants, identifié comme le seul repreneur.
Cependant, le chef d'entreprise est souvent confronté à plusieurs difficultés lorsqu'il s'agit de transmettre l'entreprise.
L’équilibre familial : le premier obstacle auquel il est confronté est celui de l'équilibre familial. Lorsqu'il a plusieurs enfants, le chef d'entreprise souhaite maintenir le principe d'égalité entre eux et ne peut envisager de favoriser l'un au détriment des autres. Cependant, les actifs qu'il possède dans son patrimoine privé ne sont pas suffisants pour compenser les enfants non intéressés par la reprise.
L’anticipation de la retraite : le 2ème obstacle, tout aussi important, est que le chef d'entreprise compte, en général, sur une partie du produit de la vente de son entreprise pour compléter ses revenus à l'heure de la retraite. Par conséquent, il ne peut pas tout transmettre à titre gratuit.
Le coût de la transmission : enfin autre difficulté à laquelle est confrontée le chef d’entreprise est le coût souvent prohibitif de la transmission.
Or, toutes ces contraintes ne doivent pas constituer un frein à la reprise de l’entreprise familiale car il existe des dispositifs juridiques et fiscaux qui peuvent y répondre tel que le « Family Buy Out » (ou FBO).
Le FBO permet au chef d'entreprise de procéder à une donation (souvent une donation-partage) à l'ensemble de ses enfants, avec le cas échéant l'application de l'exonération Dutreil.
Cette technique peut être utile lorsque le chef d’entreprise souhaite arrêter son activité et que seul l’un de ses enfants souhaite la reprendre.
Ainsi, le chef d'entreprise attribue à l'enfant repreneur les titres à charge pour lui de verser une soulte aux autres enfants.
L'enfant repreneur apporte les titres et la soulte à une holding qu'il crée pour l'occasion. C'est alors la holding qui souscrit un emprunt pour financer le paiement de la soulte.
Le FBO peut prendre des formes différentes en fonction des objectifs du donateur, de sa situation familiale et patrimoniale et de la situation de l’entreprise à transmettre.
Néanmoins, il existe un montage de FBO éprouvé qui combine plusieurs dispositifs juridiques et fiscaux et qui permet d’optimiser la reprise de l’entreprise familiale. Ce montage de FBO fait notamment appel :
Les Départements Ingénierie Patrimoniale et Clientèle Privée de notre cabinet vous accompagnent et vous conseillent sur les opérations de refinancement..