Investir sur un compte titres peut présenter des risques élevés, en fonction des supports d'investissements utilisés et des types d'opérations réalisées.
Actions en direct, produits financiers à effet de levier, achats et ventes différés, à découvert ... Le compte titres permet d'investir sur des supports à hauts risques et de prendre des engagements qui dépassent largement le montant des actifs déposés.
Le montant des pertes peut donc être supérieur au montant de vos investissements !
Mieux vaut donc être initié ou bien accompagné, avant de se lancer dans des investissements financiers volatils et des opérations financières à effet de levier ou à découvert. La bourse requiert en effet un minimum de connaissances et d'expérience pour pouvoir investir en maîtrisant ses risques et optimiser sa fiscalité.
L'utilisation d'OPCVM (fonds d'investissement) limite les risques, à condition d'être en mesure de sélectionner les fonds qui correspondent à votre profil parmi les nombreux supports proposés par les sociétés de gestions : il existe plus de 10 000 fonds agréés par l'AMF en France, gérés par plus de 660 sociétés de gestion.
A ces fonds de droit français s'ajoutent les fonds coordonnés européens ou Ucits (« Undertakings for the Collective Investment in Treasurable Securities ») agréés dans un pays et commercialisables dans les autres après le feu vert de leur régulateur national (ces fonds dits Ucits existent depuis 39 ans et nous en sommes à la norme Ucits IV). Ces fonds coordonnés qui géraient 500 milliards d'€ en 1999 géraient près de 4 500 milliards d'€ (près de 9 fois plus) en 2019.
L'investisseur français peut donc accéder à un très large choix de supports d'investissement via un compte titres, que ce soit en titres vifs ou en fonds d'investissement.
Chaque opération d'arbitrage (vente d'un titre pour acheter une autre valeur) est comptabilisée comme une cession de valeur mobilière, et à chaque cession on comptabilise la plus ou moins-value réalisée. Une gestion active peut donc déclencher des plus-values imposables chaque année.
Quant aux dividendes détachés par les actions, les obligations ou certains OPCVM, ils sont imposables même si vous n'en avez pas besoin et que vous préférez les réinvestir.
Les plus-values éventuelles réalisées lors des ventes de valeurs mobilières sont assujetties aux prélèvements sociaux de 17,2 %.
Depuis le 1er janvier 2018, ce taux de 17,2 % se décompose de la façon suivante :
Ce taux global de 17,2% qui a été augmenté à 9 reprises depuis la création des prélèvements sociaux en 1997 peut encore augmenter à l'avenir, et s'appliquer rétroactivement aux gains des valeurs inscrites sur un compte titres comme aux autres produits d'épargne.