
Les modalités d'application du dispositif qui permet à un propriétaire bailleur de bénéficier d'un doublement de la limite annuelle d'imputation du déficit foncier sur son revenu global en cas de rénovation avant fin 2025 d'une « passoire thermique » viennent d'être précisées.
Afin d'inciter les bailleurs à rénover leurs immeubles trop énergivores, la limite d'imputation des déficits fonciers sur le revenu global est, à titre temporaire et sous certaines conditions, relevée de 10 700 à 21 400 € par an, à concurrence du montant des dépenses déductibles de travaux de rénovation énergétique permettant à un bien de sortir du statut de « passoire thermique » (CGI art. 156, I-3o-al. 4 issu de l'article 12 de la loi 2022-1499 du 1-12-2022). Ce dispositif temporaire s'applique au titre des dépenses de rénovation énergétique pour lesquelles le contribuable justifie de l'acceptation d'un devis à compter du 5 novembre 2022 (date du dépôt de l'amendement à l'origine de la mesure) et qui sont payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.
Le décret 2023-297 du 21 avril 2023 (JO du 22) fixe les modalités d'application de ce dispositif, codifiées sous un nouvel article 41 DO de l'annexe III au Code Général des Impôts.
Les dépenses ouvrant droit au bénéfice du dispositif sont définies par l'article 41 DO, 1 de l'annexe III au Code Général des Impôts comme les dépenses afférentes aux travaux d'amélioration de la performance énergétique globale des logements susceptibles d'être financés par l'« éco-PTZ », y compris les dépenses éligibles à la prime de transition énergétique (autrement dénommée « MaPrimeRénov' »).
Sont cependant exclus les travaux de réhabilitation de systèmes d'assainissement non collectif et les travaux de pose d'une chaudière à très haute performance énergétique.
Les dépenses visées sont les dépenses énumérées par l'article D 319-17 du Code de la construction et de l'habitation (CCH), à savoir :
La nature des dépenses à prendre en compte est appréciée au jour de l'acceptation d'un devis accompagné du versement d'un acompte ou, à défaut, à celui de leur paiement.
L'article 41 DO, 2 de l'annexe III au Code Général des Impôts précise que le déficit foncier à raison duquel le contribuable demande le bénéfice du dispositif est mentionné sur la déclaration de revenus de l'année au titre de laquelle ce déficit est constaté.
Les déclarations 2044 et 2044-SPE devront donc être en pratique aménagées pour isoler les dépenses de rénovation énergétiques à retenir pour le calcul de la limite d'imputation majorée.
L'article 156, I-3o du Code Général des Impôts fait, par ailleurs, obligation au contribuable de justifier au plus tard le 31 décembre 2025 du nouveau classement de performance énergétique du bien (avec une étiquette A, B, C ou D). À défaut, le revenu foncier et le revenu global des années de déduction des travaux sont reconstitués selon les règles de droit commun.
L'article 41 DO, 3 de l'annexe III au Code Général des Impôts précise, à cet égard, que le contribuable fournit à la demande de l'administration :
En pratique, le contribuable doit être en mesure de fournir :
• • les textes et documents n'ont pas de valeur contractuelle, sauf mention contraire expresse. Les informations communiquées sont génériques et ne constituent ni un conseil personnalisé ni une recommandation d'investir ou de vendre ;
• Elles ne constituent pas une offre, une sollicitation ou une recommandation d'adopter une stratégie d'investissement. La valeur des investissements et les revenus qu'ils génèrent peuvent varier à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer les montants initialement investis.
• les communications des sociétés de gestion, assureurs, banquiers ou promoteurs immobiliers peuvent avoir un caractère commercial : vous êtes invité à en prendre connaissance avec un oeil critique ;
• les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures ;
• tous les placements présentent des risques spécifiques tels que le risque lié à une gestion discrétionnaire, le risque de perte en capital, le risque de liquidité, le risque de change : vous devez prendre connaissance des facteurs de risques spécifiques à chaque solution avant toute décision d'investissement ;
• tous les placements sont soumis à une fiscalité qui dépend du placement lui-même et/ou de la situation personnelle de l'investisseur : vous devez vous informer de la fiscalité applicable à votre situation avant toute décision d'investissement (étant entendu que la fiscalité peut toujours évoluer durant la vie de votre investissement en cas de réforme fiscale) ;
• tout investisseur potentiel doit se rapprocher de son prestataire ou de son conseiller pour se forger sa propre opinion sur les risques inhérents à chaque investissement indépendamment des opinions et avis communiqués par les gestionnaires, et sur leur adéquation avec sa situation patrimoniale et personnelle.