Comme son nom l’indique, le contrat d’assurance à participation aux bénéfices différée est fondé sur un différé temporel. En effet, dans son fonctionnement, les intérêts mis dans une poche à part demeurent sur le contrat pendant une durée minimum (souvent, 8 ans) ; même si rien n’interdit aux souscripteurs d’effectuer un rachat total sur son contrat avant ce terme. Ainsi, pour pouvoir bénéficier des avantages et des particularités du contrat à participation aux bénéfices différée, il convient de le conserver au moins durant une période déterminée.
Le souscripteur n’a pas de regard sur la gestion financière de la participation aux bénéfices laissée en provision pour participation aux bénéfices. En contrepartie, il n’acquitte pas de frais de gestion sur cette part.
En cas de défaut d'une compagnie d'assurance (faillite), le capital d'un contrat d'assurance vie est garanti à hauteur de 70 000 € seulement, par assuré, souscripteur ou bénéficiaire du contrat, et par compagnie. Cela signifie qu'un assuré détenant plusieurs contrats de 70 000 € chacun, souscrits auprès d'une même compagnie d'assurance, n'est couvert par le fonds de garantie qu'à hauteur de ce montant.
Cette garantie est offerte par un fonds de garantie des assurés contre la défaillance de sociétés d'assurance de personnes (FGAP), instauré par une loi de 1999 relative à l'épargne et à la sécurité financière. Mais les réserves de ce fonds de garantie seraient notoirement insuffisantes pour indemniser tous les épargnants en cas de faillite de grosses compagnies ou de faillites en chaîne de plusieurs compagnies (risque systémique).