
Adopté en décembre 2015 à l’issue de la COP21, l’Accord de Paris constitue un engagement mondial destiné à contenir, d’ici à 2100, la hausse de la température moyenne de la planète nettement en dessous de +2 °C par rapport aux niveaux préindustriels. Il fixe également comme objectif de poursuivre les efforts afin de limiter ce réchauffement à +1,5 °C. Pour y parvenir, l’accord prévoit notamment de rechercher un équilibre entre les émissions anthropiques, c’est-à-dire celles qui résultent de l’activité humaine, et les capacités naturelles de la planète à absorber ces émissions.
L’Accord de Paris a également pour ambition de renforcer la capacité des États à faire face aux conséquences du changement climatique. Il vise en outre à orienter les flux financiers de manière à les rendre compatibles avec un développement caractérisé par de faibles émissions de gaz à effet de serre (GES) et par une meilleure résilience face aux effets du changement climatique.
Pour pouvoir entrer en application, l’accord devait être ratifié par au moins 55 pays représentant, ensemble, au minimum 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cette double condition a été remplie le 5 octobre 2016, dans un délai particulièrement rapide. L’Accord de Paris est ainsi entré en vigueur le 4 novembre 2016. Au total, 195 pays en sont signataires.