
Les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ont été créés en 1997 afin de favoriser le financement des petites et moyennes entreprises innovantes.
Depuis la réforme fiscale intervenue en février 2026, l'avantage fiscal historiquement accordé aux souscriptions de FCPI classiques a été supprimé au profit d'un dispositif recentré sur les FCPI investissant dans les jeunes entreprises innovantes (FCPI JEI).
Ces fonds permettent aux particuliers de participer indirectement au financement d'entreprises développant des innovations technologiques, scientifiques ou industrielles, tout en confiant la sélection et le suivi des participations à une société de gestion spécialisée.
Point d'actualité fiscale : le dispositif FCPI JEI est prévu par l'article 199 terdecies-0 A bis du Code général des impôts. Des textes réglementaires ont déjà été publiés, mais certaines adaptations introduites par la loi de finances pour 2026 restent subordonnées à une entrée en vigueur fixée par décret, après validation européenne.
Avant toute souscription, il convient donc de vérifier que le fonds proposé satisfait effectivement aux conditions fiscales applicables à la date du versement et que les justificatifs nécessaires pourront être délivrés.
Un FCPI JEI est un fonds commun de placement dans l'innovation dont l'actif doit être composé d'au moins 70 % d'investissements éligibles dans des jeunes entreprises innovantes (JEI), dans les conditions prévues par le Code monétaire et financier et le Code général des impôts.
Contrairement aux anciens FCPI, pour lesquels la qualification de PME innovante constituait le critère central, les nouveaux FCPI bénéficiant de la réduction d'impôt JEI doivent financer des entreprises répondant également aux conditions du statut fiscal de jeune entreprise innovante.
Les sociétés financées doivent notamment exercer une activité éligible, respecter les critères applicables aux PME, ne pas être des entreprises en difficulté et satisfaire aux conditions légales relatives à leur implantation, à leur développement et à leur financement.
Le statut de JEI implique notamment une activité de recherche et développement significative, appréciée selon les règles fiscales en vigueur.
La qualification de JEI ne suffit cependant pas, à elle seule, à garantir qu'un investissement pourra être retenu dans le quota réglementaire d'un FCPI. Les autres conditions relatives à la nature des titres, aux entreprises financées et au fonctionnement du fonds doivent également être respectées.
La réglementation impose au FCPI de respecter un quota minimal de 70 % d'investissements éligibles. La fraction restante, représentant au maximum 30 % de l'actif, peut être investie dans d'autres supports autorisés par la réglementation et le règlement du fonds.
Cette partie du portefeuille peut notamment comprendre des liquidités, des placements monétaires, des obligations, des actions ou certains organismes de placement collectif.
Elle peut également être investie dans des entreprises qui ne répondent pas à l'ensemble des critères applicables aux JEI, sous réserve des règles d'investissement et de diversification propres au fonds.
Cette poche de 30 % n'est pas nécessairement dépourvue de risques. Sa composition dépend de la stratégie choisie par la société de gestion et peut évoluer au cours de la vie du fonds.
Le FCPI reste soumis aux dispositions du Code monétaire et financier, notamment aux règles de composition de l'actif, de dispersion des risques, de valorisation et d'information des porteurs de parts.
La société de gestion est agréée et supervisée dans le cadre réglementaire applicable. Le fonds lui-même est soumis aux formalités réglementaires correspondantes auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Les FCPI ont été créés en 1997 afin de faciliter le financement des PME innovantes. Leur réglementation et les avantages fiscaux accordés aux particuliers ont évolué à plusieurs reprises.
Depuis février 2026, la réduction d'impôt historiquement associée aux FCPI classiques a été supprimée pour les nouvelles souscriptions concernées. Le dispositif fiscal est désormais recentré sur les FCPI investissant dans des jeunes entreprises innovantes.
Les anciens FCPI n'ont pas pour autant disparu juridiquement. Les fonds constitués antérieurement poursuivent leur vie, leurs investissements et leur liquidation selon les dispositions qui leur sont applicables.
Les FCPI JEI présentent un risque de perte partielle ou totale en capital, ainsi qu'un risque d'illiquidité. L'avantage fiscal éventuel ne doit donc pas constituer le seul critère de décision.

