
Le déficit foncier est la différence négative entre les revenus fonciers d'une part, et les charges déductibles fiscalement d'un investissement immobilier, d'autre part.
Depuis 1993 (loi dite Balladur) les propriétaires bailleurs qui entreprennent des travaux de rénovation peuvent imputer les déficits occasionnés par ces dépenses sur leurs revenus globaux, dans certaines limites (cf chapitre fiscalité) et sous certaines conditions.
Le régime d'imputation du déficit foncier sur le revenu global concerne les revenus fonciers provenant de tous les immeubles, urbains ou ruraux, qu'ils soient possédés directement par une personne physique ou une société transparente ou qu'ils soient la propriété d'une société civile immobilière non soumise à l'impôt sur les sociétés (SCI, SCPI).
Le contribuable, personne physique (propriétaire ou copropriétaire) peut détenir le bien en direct ou non. L'imposition des revenus fonciers, donc l’imputation des déficits fonciers, s’effectue par foyer fiscal.
Cas particulier : les déficits fonciers constatés par des non-résidents
Les non-résidents ne peuvent déduire de charges du revenu global (notamment, ils ne peuvent pas déduire les charges des monuments historiques, versements PERP, etc.). Cependant rien n'est prévu pour l'imputation des déficits (il existe une distinction entre charge et déficit), ce qui laisse penser que les déficits fonciers seraient imputables sur le revenu global des non-résidents.
Les dépenses d’entretien ou de réparation sont toutes les dépenses destinées à « maintenir ou remettre l’immeuble en bon état pour en permettre un usage normal ». Les travaux ne doivent pas « modifier la consistance, l’agencement ou l’équipement initial de l’immeuble » (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, § 10).
Ces dépenses sont toujours déductibles.
Les dépenses d’amélioration ont pour objet « d'apporter à un local un élément de confort nouveau ou mieux adapté aux conditions modernes de vie. Les travaux ne doivent pas modifier la structure de l’immeuble » (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, § 70).
Ces dépenses sont toujours déductibles lorsqu'elles portent sur des locaux :