
En observant dans notre précédente note du 10 septembre les nombreux facteurs de risques identifiables, nous avions mentionné la volatilité qu'ils pouvaient provoquer à court terme sur les marchés financiers.
Le mois d'Octobre n'a pas manqué à sa réputation de mois volatil, et a été particulièrement secoué, en prenant même le Mercredi 15, la tournure d'un krach financier. L'indice VIX mesurant la volatilité des marchés d'actions, qualifié d'indice de la peur, s'est envolé de 14 à 26 points.
Aux craintes de voir la zone Euro retomber en récession à la lecture des chiffres à nouveau décevants du PIB Allemand, s'est formée une conjonction de craintes, quant au calendrier de remontée des taux aux Etats-Unis, quant à l'ampleur des mesures de la Banque Centrale Européenne et à leur efficacité, quant au risque de pandémie mondiale par le virus Ebola… Cette conjonction de facteurs a alimenté les symptômes déclencheurs de ventes massives et de peur panique, jusqu'à ce que les Banques Centrales reprennent la parole… et la main.
Ce mouvement a surtout affecté les marchés de la zone Euro qui, contrairement aux marchés US qui marquent de nouveaux records, sont encore bien en-dessous de leurs plus hauts de l'année.
Lors de cet épisode éprouvant, les résultats des entreprises du 3ème trimestre n'ont repris le devant de la scène que tardivement. Dans l'ensemble, ces résultats ont été un peu supérieurs aux résultats attendus. Cependant, les anticipations pour le 4ème trimestre font d'ores et déjà l'objet de révisions à la baisse aux Etats-Unis. Les marges au plus haut, de même que les records atteints sur les indices (S&P 500, Dow Jones, Nasdaq) incitent à la prudence à l'approche d'une remontée des taux d'intérêt, envisagée par la plupart des observateurs pour le milieu de l'année prochaine.
En zone Euro, la baisse bienvenue de l'Euro face au Dollar, conséquence du fort décalage de cycle économique et de politique monétaire, devrait contribuer à ranimer les exportations et les résultats des prochains trimestres. Les niveaux de valorisation affectés par la sévère correction d'octobre, leur confèrent un potentiel de rebond.
Les récents comités des banques centrales ont redonné l'éclairage nécessaire aux marchés. La réserve fédérale a mis fin comme prévu à son programme de rachats d'actifs en réaffirmant le maintient de sa politique de taux zéro conditionnée par les nombreux indicateurs de santé de son économie et de son objectif d'inflation. La BCE a précisé l'ampleur de ses mesures et réaffirmé sa détermination « à l'unanimité du conseil sur de nouvelles mesures non conventionnelles» si nécessaire. Enfin, la BOJ (Bank Of Japan) a surpris en annonçant le 31 octobre une amplification de 60 % de son programme de rachat d'obligations publiques.
Le calendrier de fin d'année est moins chargé. Les résultats du TLTRO (Targeted Long Term Refinancing Operations) que la BCE mettra en oeuvre le 11 décembre seront suivis avec attention. Celui de Septembre avait été très peu plébiscité, mais il faut rappeler que ce premier TLTRO précédait la publication des résultats des AQR (Asset Quality Review) du 26 octobre, exercice qui n'incitait guère les banques à recourir à ce dispositif.
Dans cet environnement marqué par un changement de régime de volatilité et le risque géopolitique ukrainien qui remonte après une trêve momentanée, les gestions diversifiées internationales gérées selon une approche flexible et « tout terrain », sur lesquelles repose le coeur de nos allocations, nous semblent d'autant plus appropriées.
Achevé de rédiger le 12 novembre 2014.
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