
Dès le premier jour du mois d'avril, la publication de l'indice PMI manufacturier chinois en amélioration (à 50,5 points) a ravivé le sentiment positif qui anime les marchés d'actions depuis le début de l'année.
Cet engouement pour les actifs risqués fait suite à une courte phase de consolidation et de doute sur la santé de l'économie mondiale. Pendant quelques jours, celle-ci avait envoyé le taux des emprunts d'Etat allemand à dix ans (le fameux Bund considéré comme valeur refuge) en territoire négatif.
Sur les taux américains, l'inversion momentanée de la courbe, avec un taux à 10 ans tombant en dessous des taux à 3 mois, a fait resurgir les craintes de récession à venir.
Ces mouvements n'avaient plus été observés depuis le premier trimestre calamiteux de 2016.
L'indice PMI des services pour la zone euro, également en progression sur le mois de mars (à 53,3 points contre 52,7 sur février) et ressorti au -delà des anticipations est venu confirmer le point d'inflexion observé le mois précédent. Cette publication a écourté la phase de repli sur les valeurs refuges et permis au taux de référence allemand de revenir de peu en territoire positif, à 0,01% !
Par ailleurs, l'information donné le 27 mars par le Président de la BCE, Mario Draghi sur l'étude en cours de mesures visant à compenser le coût des taux négatifs supporté par les banques commerciales a permis au secteur financier de reprendre un peu de hauteur.
Contraintes de déposer chaque soir leurs liquidités excédentaires auprès de la BCE et d'y subir un taux négatif de 0,40% depuis 2016, les banques commerciales subissent un coût annuel évalué à sept
Par ailleurs, les satisfécits donnés par le président Trump sur l'avancée des négociations sino-américaines ont porté les espoirs et anticipations des marchés sur la probabilité de parvenir à un « deal » sérieux dans les prochaines semaines.
Enfin, outre-manche, malgré le conflit interne sans fin entre partis et en leur sein même, que l'on n'ose plus qualifier, le seul point de consensus, de rejet d'un Brexit sans accord, soulage les marchés. Après le report de la date limite au 12 avril, un nouveau report, jusqu'au 30 juin est demandé par Theresa May. Comble du paradoxe, cette demande intègre la possibilité de devoir prendre part aux élections européennes.
Le sommet exceptionnel des dirigeants de l'Union Européenne du 10 avril devra se prononcer sur cette demande et exprimer ses conditions…
Dans ce contexte général, les grands indices boursiers ont effacé leur baisse sévère du quatrième trimestre 2018 et renouent avec leurs plus hauts niveaux, qu'ils avaient atteint à la fin de l'été dernier.
Pour autant, les flux acheteurs restent très faibles. La plupart des fonds d'actions sont en décollecte sur les différentes zones géographiques, contrairement aux fonds investis en obligations d'Etat.
Entrant maintenant dans la saison des résultats des entreprises pour le premier trimestre, leur disparité attendue devrait se traduire par une hausse de la volatilité au sein des indices et intra sectorielle.
Pour les entreprises américaines de l'indice S&P 500, les analystes prévoient en moyenne une baisse des résultats de 2%, en raison d'une base de comparaison défavorable, du trou d'air sur la croissance mondiale de ces derniers mois et plus localement de la période de « shutdown » venue paralyser une partie de l'économie domestique.
Au-delà, et notamment sur l'horizon 2020, leurs révisions prennent une meilleure tournure.
Les signaux d'améliorations des fondamentaux économiques mondiaux mentionnés ci-dessus, couplés à une faible inflation, également observée sur le salaire horaire américain (dont la progression annuelle ralentit à 3,2% sur un an contre 3,4% en février) devrait permettre aux entreprises de projeter de meilleures perspectives pour le second semestre.
Achevé de rédiger le 09 avril 2019
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