To leave or not to leave

Jeudi 2 juin 2016
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Telle est la question à laquelle les Britanniques vont devoir se prononcer dans le cadre du referendum du 23 juin prochain. D'ici là, les sondages et pressions des camps respectifs vont continuer à agiter la Livre Sterling et les marchés financiers européens, à l'instar de la journée du 31 mai où les résultats d'un nouveau sondage publié par le quotidien « The Guardian » renversaient les précédents sondages, les partisans d'une sortie du pays de l'Union Européenne (UE) arrivant cette fois-ci en tête.

Un Brexit (sortie de l'UE) affecterait les économies des 2 cotés de la Manche. D'après les études d'impact réalisées sur le sujet, le Royaume-Uni serait le premier perdant, devant ses principaux partenaires commerciaux, citant l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Irlande et la Belgique. Pour la zone euro dans son ensemble, l'impact sur la croissance est estimé entre moins 0,40% et moins 0,6%.

Un tel événement viendrait surtout fragiliser la construction européenne et la zone euro. Les marchés d'actions subiraient une nette correction. Face à un tel enjeu, nos voisins britanniques devront murement méditer leur « should I stay or should I go »… au risque d'aller au clash …

Huit jours avant, le comité de la FED (réserve fédérale américaine) aura la délicate tâche de se prononcer sur ses taux directeurs, bien conscient de l'incidence de ses décisions sur l'économie mondiale.

Cependant, après un piètre premier trimestre qui devient chronique, la plupart des indicateurs économiques se sont redressés au cours des 2 derniers mois. La consommation s'est raffermie et l'immobilier résidentiel est très bien orienté.

Par ailleurs, la remontée du prix du pétrole, conséquence d'une baisse de production au Nigeria, au Venezuela et au Canada (suite aux gigantesques incendies de forêts pour ce dernier) concomitante à une hausse de la demande (Etats-Unis, Chine et Inde) vient soulager les pays producteurs, qui d'eux-mêmes n'avaient pas réussi à s'entendre pour contrôler leur offre.

Les 2 raisons majeures du précédent statu quo de la FED ne sont donc plus de mise. Ainsi, les pronostics sur l'éventualité d'une hausse de ses taux directeurs lors de ce comité de juin, qui étaient quasi nuls il y a peu encore sont passés à près de 28%. Le rapport mensuel sur l'emploi et le chômage qui sera publié vendredi 3 juin, orientera probablement le calendrier de la deuxième hausse de taux à laquelle les marchés semblent préparés.

Ce revirement a entrainé un raffermissement du dollar, la parité euro/dollar revenant de 1,16 à 1,12. L'once d'or qui s'était fortement appréciée depuis le début de l'année, par sa fréquente corrélation inverse, se replie de quelques 4%.

Un raffermissement trop prononcé du dollar risquerait cependant de déstabiliser le marché des changes, notamment la parité dollar/yuan… et donc l'économie chinoise.

Cette dernière s'est stabilisée mais demeure fragile. Les derniers PMI chinois (indices officiels des directeurs d'achats) publiés ce jour ralentissent pour les services à 53,1 contre 53,5 le mois précédent et sont inchangés pour l'activité manufacturière à 50,1.

Rassurés par l'embellie des 2 piliers de l'économie américaine que sont la consommation et l'immobilier résidentiel, mais aussi par une bonne tournure des négociations entre la Grèce et ses créanciers, les marchés d'actions ont terminé le mois de mai sur un net rebond en dernière semaine.

Cette évolution positive permet à bon nombre de fonds de gestion flexible de résorber leurs pertes sur l'année et de repasser en territoire positif.

Parmi, les différentes classes d'actifs, ce sont les petites et moyennes capitalisations (Europe et France) qui se distinguent. L'amorce d'une accélération du cycle économique leur est favorable.

Cependant, les rendez-vous du mois de juin évoqués ci-dessus, les mouvements de grèves en France face à la tentative de réforme du droit du travail et enfin les niveaux atteints sur l'indice phare du marché américain (S&P 500), animé par des méga fusions qui s'inscrivent dans une recherche de relais de croissance, nous incitent encore à rester en mode « wait and see ».

En pratique, cela revient à maintenir nos pondérations sur les stratégies de types long/short actions notamment. D'ailleurs, forts de leur succès, un certain nombre de ces fonds que nous utilisons se ferment aux nouvelles souscriptions. Nous en prenons acte et élargissons notre univers de sélection.

Achevé de rédiger le 1er Juin 2016

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