
Ce mois-ci, je ne vous parlerai ni des marchés financiers, ni de la fiscalité, ni même de gestion de patrimoine. J'ai choisi de vous parler d'une personne que j'admire et que j'apprécie beaucoup depuis de nombreuses années.
Je veux vous parler d'Olivier Goy que j'ai rencontré en 2002. Il avait 28 ans et j'en avais 36. J'étais encore salarié de banque et je suivais avec intérêt les débuts de ce jeune entrepreneur qui venait de créer 2 ans auparavant sa société de gestion 123 Venture avec l'idée de démocratiser l'accès des particuliers au monde du capital investissement.
À l'époque, je réfléchissais à mon projet entrepreneurial et je le regardais avec admiration se battre contre tous les obstacles qu'il rencontrait. À commencer par cet investisseur institutionnel qui devait prendre une participation dans sa société et lui apporter les capitaux nécessaires à la poursuite de son développement, et qui ne s'est pas présenté le jour de la signature, le privant des capitaux attendus et le mettant en grave difficulté financière.
Il m'avait proposé de partager ses locaux mais c'était encore un peu tôt pour moi car je me suis lancé 2 ans plus tard. Je regrette de ne pas avoir pu saisir l'opportunité de travailler à ses côtés car l'homme est brillant, dynamique, humble et plus que sympathique.
Il a surmonté ses difficultés jusqu'à faire de 123 Venture le premier investisseur en France dans la catégorie 0-30
En 2017, 123 Venture est rebaptisée « 123 Investment Managers » et en 2018 Lendix devient « October ». La réussite est totale sur le plan professionnel, ce qui lui vaut de rentrer en 2018 dans le classement des 500 fortunes de France. Cette belle réussite ne s'est pas faite au détriment de sa famille et de ses 2 fils dont il est très proche.
Un jour de 2020, j'appelle Olivier pour lui poser une question et je sens, au son de sa voix, que ce n'est pas le Olivier Goy souriant et positif que je connais d'habitude. Il m'explique qu'il a fait une mauvaise chute à vélo et qu'il a plusieurs mois de rééducation devant lui. J'en suis désolé et je lui souhaite un prompt rétablissement.
Mais, en mars 2021, j'apprends la terrible nouvelle en écoutant un podcast qui m'a bouleversé : Olivier est en réalité atteint de la SLA, Sclérose Latérale Amyotrophique, aussi appelée maladie de Charcot. Cette maladie neurodégénérative se traduit par une paralysie progressive des muscles. Il s'entend dire : « Il n'y a pas de traitement. Et dans 3 ans, c'est fini ».
Sa réaction est à l'image de l'homme combatif et positif qu'il a toujours été. Après une période d'abattement, ce texte d'Albert Camus agit chez lui comme une révélation : « Au milieu de la haine, j'ai trouvé qu'il y avait en moi un amour invincible. Au milieu des larmes, j'ai trouvé qu'il y avait en moi un sourire invincible. Au milieu du chaos, j'ai trouvé qu'il y avait en moi un calme invincible. J'ai réalisé à travers tout cela que, au milieu de l'hiver, il y avait en moi un été invincible, et cela me rend heureux. »
Depuis, il a décidé de briser le silence et le tabou de la maladie. Il multiplie les initiatives pour faire connaître la SLA qui fait chaque année 1 500 nouvelles victimes. Il lance des appels aux dons et décide de faire un documentaire sur son histoire. C'est le film « Invincible été » actuellement dans les salles de cinéma. Grâce à l'excellent accueil du public et de la presse, il est diffusé dans plus de 110 salles pour sa deuxième semaine. Et 100% des bénéfices sont versés à l'Institut du cerveau pour financer la recherche.
Dans ce film, Olivier Goy nous explique comment il a décidé de vivre pleinement cette fin de vie, tout en s'engageant à fond pour aider la recherche, non pas pour lui, mais pour les autres. Pour tous ceux qui seront peut- être demain touchés par cette maladie.
Alors pour une fois, je vais vous suggérer de prendre 2 heures de votre temps pour aller voir un film au cinéma. Et si vous aussi vous ressentez cela comme une injustice cruelle, vous pouvez faire un don à l'Institut du Cerveau en suivant ce lien : https://don.institutducerveau-icm.org/invincible/
Et si vous voulez défiscaliser, bien que ce soit trop tard pour cette année, vous pouvez noter pour l'année prochaine que ces dons donnent droit à 75% de réduction d'impôt au titre de l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), à 66% au titre de l'Impôt sur le Revenu (IR) ou à 60% au titre de l'Impôt sur les Sociétés (IS).
La vie est belle. Profitez de chaque instant.
Entretien extrait du Parlons Finances n°98
• • les textes et documents n'ont pas de valeur contractuelle, sauf mention contraire expresse. Les informations communiquées sont génériques et ne constituent ni un conseil personnalisé ni une recommandation d'investir ou de vendre ;
• Elles ne constituent pas une offre, une sollicitation ou une recommandation d'adopter une stratégie d'investissement. La valeur des investissements et les revenus qu'ils génèrent peuvent varier à la baisse comme à la hausse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer les montants initialement investis.
• les communications des sociétés de gestion, assureurs, banquiers ou promoteurs immobiliers peuvent avoir un caractère commercial : vous êtes invité à en prendre connaissance avec un oeil critique ;
• les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures ;
• tous les placements présentent des risques spécifiques tels que le risque lié à une gestion discrétionnaire, le risque de perte en capital, le risque de liquidité, le risque de change : vous devez prendre connaissance des facteurs de risques spécifiques à chaque solution avant toute décision d'investissement ;
• tous les placements sont soumis à une fiscalité qui dépend du placement lui-même et/ou de la situation personnelle de l'investisseur : vous devez vous informer de la fiscalité applicable à votre situation avant toute décision d'investissement (étant entendu que la fiscalité peut toujours évoluer durant la vie de votre investissement en cas de réforme fiscale) ;