

Comme nous l'évoquions le mois précédent, une avancée significative des discussions sur un plan de paix au Moyen Orient devenait inéluctable.
Après une nouvelle démonstration de force de grande ampleur menée par les Etats-Unis, les négociations intermédiées par le Pakistan ont repris et enfin permis la signature d'un MoJ (Memorandum of Understanding) ayant pour objectif un accord de paix au terme d'un délai de 60 jours pour négocier le dossier crucial du nucléaire.
Cette étape préalable s'accompagne d'un principe de réouverture du détroit d'Ormuz. Ces avancées, bien que contrariées par les actions d'Israël au Sud Liban, ont permis un net repli des prix pétroliers et gaziers.
L'actualité récente portait également sur les réunions des banques centrales.
En tenant son comité le 11 juin (avant la séquence de désescalade au Moyen Orient et la baisse des prix de l'énergie), la BCE a relevé ses taux directeurs d'un quart de point de 2% à 2,25% afin de calmer les anticipations d'inflation. Ceci comme elle l'avait programmé et tout en rappelant le caractère dépendant des données économiques pour ajuster au fur et à mesure (meeting by meeting) sa politique monétaire.
De l'autre côté de l'Atlantique, le nouveau Président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, est entré en scène le 17 juin. Les marchés qui parlaient de « l'effet Warsh » lors de l'annonce de sa nomination en février dernier ont eu confirmation de leurs anticipations. Si la FED a laissé ses taux inchangés, ses orientations sous cette nouvelle présidence ont été clairement affirmées envers la maitrise de l'inflation. Les prévisions portent maintenant sur une à deux hausses de taux d'ici début 2027.
Ce virage ferme (paradoxalement à l'opposé des attentes de Donald Trump qui aspire toujours à des baisses de taux prononcées) repose sur des projections d'inflation relevées de 2,6% à 3,6% selon la méthodologie de l'indice PCE.
La direction et la nouvelle méthode données à la Réserve fédérale par Kevin Warsh a entrainé une nette hausse du dollar sur le marché des changes et un nouveau repli de l'once d'or à 4150 dollars, affecté par la hausse des taux réels.
A première vue le risque de voir la FED perdre son indépendance est bel et bien écarté.
Après une première réaction négative, le marché américain a vite repris son cours haussier, à la faveur de la baisse des prix pétroliers.
Le Nasdaq a encore accéléré son ascension, porté par l'euphorie sur les semi-conducteurs, tandis que l'indice S&P 500 prenait un pas de sénateur, freiné par les 7 magnifiques (dont le panier est en repli depuis le début de l'année) et ce malgré une composition en valeurs technologiques qui atteint maintenant 40% de l'indice.
L'autre temps fort de ce mois de juin portait sur l'introduction en bourse de Space X, très médiatisée en amont par son fondateur Elon Musk. Ce fut la plus grosse IPO de l'histoire avec une levée de 87,7 milliards de dollars et une hausse du cours de 19% en première séance. Viendront ensuite les introductions d'Anthropic et d'Open AI, fleurons de l'IA qui au passage valoriseront les investissements des » hyperscalers » que sont Alphabet, Microsoft et Amazon.
Ces introductions géantes, en haut de cycle des marchés d'actions américaines ne sont pas sans rappeler les précédentes qui ont eu lieu en 2007.
Achevé de rédiger le 22 juin 2026
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