

Le dernier trimestre de l'année a débuté dans un contexte général d'équilibre instable, maintenu pas des forces opposées qui se traduit par une remontée de la volatilité.
Du côté positif, l'économie mondiale a déjoué les anticipations pessimistes du printemps liées aux droits de douane annoncés par les Etats-Unis lors du fameux « Liberation Day ».
Non seulement la récession appréhendée n'a pas eu lieu, mais mieux encore l'économie a fait preuve d'une résilience qui donne lieu à une révision à la hausse des estimations de croissance du PIB par le FMI pour 2025 de 0,2 points, à 3,2 points.
Les importateurs américains ont profité des reports pour garnir leurs stocks avant l'entrée en vigueur des augmentations de droits de douane, ce qui a eu pour effet de dynamiser le commerce mondial et permis de différer les effets inflationnistes redoutés pour le consommateur américain.
Par ailleurs, les investissements massifs dans la chaine de valeur de l'intelligence artificielle et les gains de productivité déjà observés ont nettement participé à la consistance de l'économie américaine.
Après une pause de neuf mois, la Réserve fédérale américaine a repris son cycle de baisse des taux lors de son comité de septembre. Ceci face à une dégradation du marché de l'emploi et malgré une inflation sous-jacente qui demeure ancrée au-dessus de son objectif. Elle devrait à nouveau baisser ses taux lors de son prochain comité le 29 octobre et en l'état actuel, les marchés anticipent une nouvelle baisse, également d'un quart de point, en décembre.
Le plan de paix à Gaza annoncé le 29 septembre et initié depuis, ainsi que la reprise des pourparlers sur un plan de paix Russo-Ukrainien, bien que toujours très aléatoires et complexes participent aux aspects positifs de la balance des risques.
Enfin, les publications des résultats des entreprises américaines pour le 3ème trimestre ont débuté positivement, notamment avec les grandes banques américaines.
En Europe aussi, parmi les premières publications, plusieurs fleurons se distinguent tels qu'ASML sur la bourse d'Amsterdam et au sein des valeurs du CAC40 ou l'on peut citer LVMH qui amorce un redressement et Essilor Luxottica portée par ses lunettes connectées en partenariat avec Meta.
Du côté négatif, les fortes pressions de Trump sur la Réserve fédérale américaine pour baisser massivement les taux, assorties de tentatives d'éviction de certains membres du comité pour y placer des hommes de son sérail est un facteur de risque majeur qui remet en jeux l'indépendance de la banque centrale et affecte la confiance sur la monnaie américaine.
En l'absence d'un accord entre camps Républicains et Démocrates sur le plafond de la dette fédérale, le « shutdown » des administrations fédérales non essentielles (faute de pouvoir payer leurs fonctionnaires) en vigueur depuis la fin septembre, affecte la confiance des ménages et empêche la publication de données économiques importantes pour le pilotage de la politique monétaire.
Par ailleurs, la résurgence des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis à l'approche de l'échéance du dernier report le 10 novembre sur l'application de la hausse des droits de douane alimente à nouveau la volatilité sur les marchés.
La Chine disposant des terres rares et des capacités de raffinage, les Etats-Unis disposant des puces de dernières générations, les deux blocs sont interdépendants. Ceci les contraints à trouver un terrain d'entente.
Après le dernier épisode de menaces réciproques, Donald Trump vient finalement de confirmer une rencontre avec le président Xi Jinping en marge du sommet de l'APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation) qui se tiendra en Corée du Sud le 31 octobre.
Plus généralement, l'effet inflationniste latent des droits de douane sur l'inflation pèse sur les perspectives de l'année prochaine. En parallèle, après l'effet accélérateur du restockage sur le commerce mondial, le FMI prévoit un ralentissement des échanges commerciaux en 2026.
En zone euro, les exportations sont non seulement pénalisées par les droits de douane mais aussi par un euro fort.
Enfin, sur notre plan national, la crise politique et les enjeux des débats parlementaires pour voter un budget 2026 d'ici le 23 décembre s'ajoutent aux facteurs de risque énoncés ci-dessus.
La nouvelle dégradation d'un cran, de AA- à A+, de la notation de la dette française par l'agence S&P intervenue le week-end dernier en témoigne et vient faire pression sur nos parlementaires.
De cette balance des forces positives et négatives qui s'opposent, résulte un certain équilibre qui justifie de conserver un niveau intermédiaire d'exposition sur les marchés d'actions, diversifié et ciblé tant en termes géographiques que sectoriels ou thématiques. Ceci notamment sur le secteur des sociétés minières aurifères et de ressources stratégiques.
Achevé de rédiger le 22 octobre 2025
Des forces contraires en mouvement
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