Portrait couleur de Haussmann Patrimoine, auteur de l'article : Nouvelle publication

Enjeu gazier au coeur de la géopolitique et de l’industrie

Lundi 17 octobre 2022
Portrait couleur de Haussmann Patrimoine, auteur de l'article : Nouvelle publication

Les actions de sabotage qui ont affecté les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 en mer Baltique le 26 septembre accentuent considérablement le problème gazier européen.

L'Union Européenne doit d'urgence se doter des ressources nécessaires auprès d'autres fournisseurs, tout en gérant les divergences de situations entre ses pays membres.

Ceci auprès la Norvège d'une part et, pour les pays disposant de terminaux de regazéification, auprès des Etats-Unis, du Qatar et de l'Algérie d'autre part.

En parallèle, la plupart des pays membres, dont la France, demandent l'instauration d'un plafonnement des prix de gros sur le marché européen. Cela permettrait d'agir sur les prix de l'électricité, jusqu'à présent indexés sur les couts marginaux, eux-mêmes résultant des prix du gaz.

Mais l'Etat allemand s'y oppose, tout en déployant un soutien budgétaire massif auprès de ses acteurs économiques qui accentue les disparités avec ses voisins (dont l'Italie) et est susceptible d'entretenir l'inflation.

Si la dépendance de l'Europe au gaz Russe a chuté de 40 à 9 %, elle concerne toujours l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie via les gazoducs ukrainiens et turcs.

Une équation bien complexe dans un climat d'urgence qui concerne tout particulièrement les industries lourdes, dites « énergivores » !

A l'issue d'une réunion des ministres de l'énergie des pays membres de l'Union le 30 septembre, a été décidé une mesure de réduction de consommation d'électricité de la part de chaque pays, aux heures de pointe entre le 1er décembre et le 31 mars. De plus, et conformément aux orientations de la Commission européenne, chacun devra appliquer des prélèvements sur les « super profits » de ses entreprises productrices afin de redistribuer cette manne sous la forme de soutiens budgétaires (qualifiés de boucliers anti-inflation) auprès des ménages et des entreprises.

D'après le FMI qui vient de tenir sa réunion annuelle, un tiers de l'économie mondiale pourrait passer en récession sur 2023. Compte tenu de la prolongation du conflit Russo-Ukrainien, qui par la crise énergétique nourrit l'inflation et la hausse des taux d'intérêt, l'institution a une fois de plus révisé à la baisse ses prévisions. La croissance mondiale escomptée pour l'année prochaine ne serait plus que de 2,7 %, contre une prévision précédente de 2,9 %.

Anticipant une baisse de la demande, les pays membres de l'OPEP+ (dont la Russie) ont décidé une nette réduction de leur production, à hauteur de 2 millions de barils/jours à compter du 1er novembre.

Du côté des Etats-Unis, autrement plus indépendants sur le plan énergétique et d'ailleurs fournisseurs de GNL, le sujet inflationniste demeure néanmoins pleinement d'actualité.

Comme lors de la précédente publication, celle du 13 octobre au titre du mois de septembre a de nouveau surpris par sa vigueur. L'inflation globale progresse sur le mois de 0,4 % (contre 0,2 % attendu) et l'inflation coeur bondi de 0,6 % contre 0,4 % attendu, tirée par les prix des services et de l'alimentation, tous 2 en hausse de 0,8 %.

Cette publication, conjuguée la semaine précédente à des chiffres attestant d'un marché de l'emploi toujours tendu, ne peut que valider les prochaines hausses des taux directeurs de la part de la Réserve fédérale américaine sur les prochains mois. La priorité des priorités restant de combattre le risque de spirale inflationniste (phénomène d'auto-entretien de l'inflation provoqué par la hausse des salaires).

La Chine, qui s'apprête à tenir son 20ème Congrès du parti afin de définir les grandes orientations pour les cinq prochaines années, reste affectée par sa politique sanitaire très ferme et son secteur immobilier très fragilisé. A l'inverse des autres banques centrales, la Banque Populaire de Chine poursuit ses actions afin de faciliter les prêts aux secteurs des infrastructures, de la production industrielle et de l'immobilier, en soutien de l'économie.

Les analyses qui ne manqueront pas d'être faites à la lecture des orientations du Congrès, seront utiles aux projections des marchés d'actions chinoises, actuellement très décotés.

Enfin, la conjoncture internationale a été marquée ces derniers jours par la réaction face au plan fiscal aberrant présenté par le nouveau gouvernement britannique formé par Liz Truss. Comportant d'importante baisses d'impôts, non financées, ce plan a provoqué un krach obligataire et une chute de la livre sterling mettant en risque les fonds de pension britanniques.

La Bank of England a dû intervenir en urgence pour juguler ce risque en prolongeant son action jusqu'au 14 octobre. Ce même jour la première ministre, ultra contestée, a fait volteface et conduit son ministre des Finances, Chancelier de l'Echiquier, à présenter sa démission.

Cet évènement est venu amplifier la volatilité des marchés financiers, déjà très attisée par le sujet majeur de l'inflation et par l'escalade des tensions géopolitiques.

Ces dernières, non seulement avec la Russie, mais aussi avec les manifestations militaires répétées de la Corée du Nord au-dessus des espaces aériens de la Corée du Sud et du Japon, et de la Chine envers Taïwan.

La période de publications des résultats du 3ème trimestre (T3) qui débute donnera d'autres éclairages sur l'état de santé des entreprises. Tandis que ceux du T2 avaient surpris positivement par leur résilience et nourri le rallye boursier du mois de juillet, les premiers résultats communiqués pour le T3 envoient des signaux divergents selon les secteurs d'activité.

Achevé de rédiger le 14 octobre 2022

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